EL HURACÁN DEL SON


La orquesta se formó en 1956 à Mayari province de Holguin, terre de pure tradition « Sonera » par José Obregón Urias, qui, réunissant les meilleurs interprètes de la région, créa cet ensemble qu’il nomma tout d’abord

Conjunto Oriental

José Obregón Urias assura durant 13 ans la direction de l’orchestre dont les succès furent, entre autres :

1. Ay candela Son montuno
2. Cosas del alma Bolero
3. Longina Bolero
4. El Carbonero Son
5. Menéame la cuna Son
6. Melao de caña Cha cha cha

La formation originale bien clairsemée hélas aujourd’hui se composait ainsi.

1. José Obregón Urías Trompettiste Décédé
2. Raúl Lissabet Batista Tumba Retraité
3. Anselmo Castillo Guiro Retraité 
4. Niño Ramírez Sax Alto Décédé
5. Arfeol Chapman Piano Retraité
6. Antonio Torres Basse Retraité
7. Julián Céspedes Guitarre et vocal Retraité
8. Gustavo Polanco Paila Décédé

Afin de mieux identifier ce groupe avec sa terre d’origine, celle du « Son Montuno » dont la particularité est d’être touché plus lentement que le son joué a Santiago, Guantánamo ou Manzanillo ; en 1964, le Conjunto Oriental a pris le nom de



TAINOS DE MAYARI

Les Tainos sont les premiers arborigènes qui peuplèrent Cuba et Mayari un des premiers lieux où ils s’installèrent.

Durant toutes ces années, de nombreux musiciens de grande qualité participèrent au succès de cet ensemble, on relève notamment

1. Jorge Rodriguez Calderón Trompette 1970-1994
2. Rigoberto Escudero Basse 1970-1974
3. Alfredo Reyes Bravo Vocal 1972-1974
4. Alfredo Reyes Valero Piano 1981-1992
5. Sergio Tamayo Saxophone alto 1975-1976
6. Ernesto González Saxophone alto 1975-1977


Depuis 1988 Juan Alfredo Mejías Montero, fameux tresero, compositeur et arrangeur de plus de 60 titres, préside au destin de l’orchestre « Sonero ».

Bien que le Son demeure le genre majeur, le répertoire du groupe inclus aussi bien le Bolero, la Guaracha, le Cha cha cha, le Merengue ou le Sucu-sucu.

La présence au sein des musiciens de Tainos de Mayari d’un grand nombre de compositeurs, tous natifs de Mayari, garantit l’originalité et l’authenticité du style,
rythmes et cadences de cet ensemble. 

La chanson Chan-Chan de Compay Segundo situe l’importance même de Mayari et son influence sur la culture Sonera.


Jorge Tito Cabreja Rondón

Compositeur, musicien et administrateur commercial

Il fut contaminé par la musique dès l’école primaire, certains prétendent que c’est la faute du Chœur (de l’école).

En 1973, Jorge a 19 ans quand avec les Z-5 il participe a son premier festival national, le succès ne se fait pas attendre car en 1974 il devient le batteur du groupe le plus à la mode de la région, Los Aedas avec qui il fera deux autres festivals nationaux.

En 1975 il rejoint les Tainos de Mayari comme Bongosero et choriste et c’est en 1986 que continuant sa carrière musicale au sein du groupe, il en prend également la destinée commerciale.

Depuis 26 ans, la pondeuse de compositions originales Cabreja-Rondón, accoucha 84 fois et ses œuvres sont dans le répertoire des Tainos bien sur, mais aussi de Mayanabo, Ases del Ritmo, Liberación, Aviles, Los Aedas et Los Dacios.

Jorge a écrit plusieurs guides pour professionnels et amateurs, il a également présenté des émissions de radio et de télévisions.

Ces chansons les plus populaires sont :

Aquí está mi gente, Son a Mayari, Con lo que tú sufres yo gozo, Abran paso
que van llegando, Que toquen los que llegaron, Pura música cubana, Pesadilla
de amor, Son a los Tainos, Te enseñaré a querer.

Elles lui permirent de participer avec succès au concours national des Créateurs de Musique,
La Havanne, Cuba, où il obtint :

Gran Premio 5 veces
1er Premio    6 veces
2º  Premio     3 veces
3er Premio    2 veces

Quatre fois nommé meilleur compositeur du Carnaval, sa plus grande fierté reste son diplôme de Fondateur du Festival del Son de Mayari.


Juan Alfredo Mejías Montero

Compositeur, Directeur et arrangeur musical


Juan débuta par la musique symphonique et comme chanteur d’un groupe à l’âge de 8 ans en
autodidacte ; deux ans plus tard sous l’impulsion de José Obregón Uria il initia ses études musicales, la théorie, le saxophone ainsi que le solfège.

Avec ses meilleurs étudiants dont Juan faisaient partie, José forma un groupe qu’il nomma les
Etoiles de Mayari, ce dernier acquit un peu de notoriété dans différents festivals du milieu des années 60.

Pendant ses études secondaires, Juan persévéra dans la pratique du saxophone et de la musique, il rejoignit comme batteur Los Cometas, et, par la suite beaucoup d’autres groupes, ce qui lui permis d’être choisi pour former l’ensemble destiné à représenter Cuba lors du Festival de la Jeunesse et des Etudiants dans l’ex RDA.

A la fin de ses études, il trouve un poste de batteur dans l’orchestre Liberación, également à Mayari. En 1980 il rejoint les Tainos de Mayari comme pianiste et c’est en 1988 qu’il en prend la Direction et parfois le pupitre du trombone.

En qualité de compositeur, ses œuvres sont exécutées aujourd’hui par différents groupes, on peut notamment relever :

La Negra, Son anónimo, Celos, María Josefa, Quiérela a ella, Homenaje a un amigo, Para mi pueblo et Encuentro feliz.

Les œuvres de Juan sont des ruisseaux qui coulent de la source culturelle originale de la zone de Mayari et ses orchestrations un salut à l’Escudo de Oriente.

Aujourd’hui, Juan joue du Tres et présente sa formation, en trio, Sonora, Septeto ainsi que l’orchestre au complet afin de perdurer l’héritage reçu de ses Maîtres, tout particulièrement José Obregón Uria en assumant parallèlement les fonctions de fondateur et directeur du Festival del Son de Mayari dont ce sera la 13ème édition cette année.

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